04.67.50.59.44

facebook twitter youtube

Assemblée Générale annuelle

L'assemblée générale ordinaire du YCMC aura lieu le 24/11/2017 à 19h00 au bâtiment administratif. Veuillez trouver ci-dessous la convocation et le pouvoir. Venez y participer !

Ass. Generale 2017.pdf

Pouvoir 2017.pdf

Nacra 17 - News de Marie Soler/Hugues

Ce dernier Week end a été riche en compétitions, du 23 au 25 septembre.
Événements catamarans traditionnels du mois de septembre en Méditerranée, nous avons couru ce week end la Coupe des Îles d'Or vendredi, et le raid du Duc d'Alble samedi et dimanche.
Le Duc d'Albe est un raid international très connu, de même catégorie que Eurocat ou Catagolfe en Atlantique. Cette année, il servait aussi de support au championnat de France "longue distance".

http://www.ducdalbe.oxatis.com

http://www.ffvoile.fr/ffv/sportif/Calendrier/Fiche_Detail.aspx?id=62366

Comme chaque année, beaucoup de participants : près de 140 bateaux, avec non seulement des français, mais aussi des belges, italiens, suisses, allemands. Trois Nacra 17 présents,,mais nous étions près de 50 en catégorie "C1".


Les Îles d'Or et le Duc d'Albe se déroulent dans la rade d'Hyeres, avec cette année deux raids (Îles d'Or et Duc d'Albe) qui nous ont amené à contourner Porquerepolles par le sud, soit une trentaine de milles.

Ces régates se courent en temps compensé, pour nous dans la catégorie c1. 

Lors de la régate des îles d'Or nous avons effectué un parcours de 25 milles dans un vent de 8-12 nds de secteur ouest / nord ouest. Lors de cette manche nous avons réussi à nous échapper  du peloton de tête  cependant, lors d'une enroulé de marque, Marie est tombée à l'eau suite à une mauvaise accroche de son harnais de trapèze. Lors de cette chute nous avons cassé le stick, ce qui nous a handicapé pour la suite. nous terminons donc 4 sur 32 de cette régate, premier Nacra 17 (sur 3).

Le samedi, le Duc d'Albe a commencé dans des conditions optimales ( 3-12 nds de secteur est ). Nous avons effectué un parcours de 35 milles, avec tour de Porquerolles. Très rapidement, nous avons réussi à nous extirper de la flotte et nous avons fait toute la course en tête. Nous terminons 2 pour cette course en temps compensé, avec des moments difficiles (vent très faible au sud de Porquerolles).
Dimanche, parcours un peu plus réduit, mais toujours excellentes conditions, un vent legérement lus faible 5-8 nds de secteur sud est, nous avons un peu plus de mal à nous extirper de la course dans les premier bords. A la suite d'un coup stratégique à la moitié du parcours, nous arrivons à quitter le groupe  et à faire la course en tête. Cependant, les bateaux suivants arrivent  à combler leur retard avec une pression d'est qui rentre dans la baie. Nous finissons 4 en temps compensé de cette manche. 

Au classement général, nous finissons seconds, et premiers français, ce qui nous attribue le titre de vice champion de France longue distance. (2°/48)

http://www.ffvoile.fr/ffv/sportif/ClmtCompetDet.asp?clid=126551

Nous nous préparons à présent pour les deux compétitions à venir, le 36° critérium de la Méditerranée á Marseille du 29 au 31 octobre ( championnat de France interverties catamarans c1 et c3), et le Grand prix de l'Armistice à Bordeaux du 11 au 13 novembre.
Ce week end nous a permis de préciser nos axes de travail : nous sommes « dans le coup », notamment avec les autres N17 présents (mais les meilleurs n’étaient pas là), en revanche en temps compensé, le Nacra 17 a un rating défavorable, et il est handicapé au près par ses dérives en C-foil. 
Nous devons travailler cette allure pour les prochaines régates en temps compensé. Plus globalement, le bateau est très volage, et nous poursuivons un programme serré d’amélioration des manœuvres.

sportivement
Marie & Hugues 

Imprimer E-mail

Rozier Paul

Du 25 au 30 mai se déroulait à Medemblik aux Pays Bas une étape du Circuit EUROSAF, c’est à dire une coupe d’Europe. Un beau plateau était présent avec notamment Dorian Van Rijsselberghele, hollandais champion olympique de 2012.

            La semaine s’est déroulée avec des conditions plutôt ventées avec 10 manches au planning sur 13.  Après une semaine intense je termine à la 14ième place sur 66.

http://www.deltalloydregatta.org/rsx-men-2

            Je suis content de ma vitesse ainsi que de mes départs mais quelques petites erreurs de placement m’ont couté une place dans la medal race (top10) qui était accessible.

            Cette régate m’a permis de voir quels sont les points faibles à travailler avant le championnat d’Europe qui commence dans 20 jours en Sicile (22-27 Juin / Mondello). Il s’agit de l’objectif de l’année avec la ferme intention de décrocher un TOP15.

Petite anecdote lors de la manche 7 :

J’arrive sur la première bouée de slalom (avant l’arrivée nous avons 3 bouées de slalom au largue) au travers avec Dorian l’hollandais sous le vent et derrière moi. Il n’est pas engagé au moment où je commence mon jibe.

NED8 s’engage à l’intérieur alors que je suis entrain de jiber, lorsque je m’en rend compte nous sommes déjà l’un sur l’autre, nous tombons tout les deux et perdons 6 places. Dédicace à Arnaud MANTE, qui m’a appris « comment réclamer » il y a quelques années au pôle espoir de Carnon, c’était une première pour moi en anglais et ça a marché puisque j’ai obtenu une redress ;)

            Place maintenant à une semaine de récupération puis dès la semaine prochaine direction Marseille au pôle France pour un bloc d’entrainement avant de décoller pour l’Italie le 18 juin.

            Merci à mes partenaires ainsi qu’à mon club le YCMC, la ligue de voile Languedoc-Roussillon, le CDV34, LR-Préparation Physique ainsi que le Pôle France de Marseille pour leur aide précieuse.

A bientôt,

Paul ROZIER

FRA34

Imprimer E-mail

Article voiles et voiliers

Achille Nebout : « L’olympisme est une dure mais superbe école !»

  • Note :

    ) no-repeat transparent;">) no-repeat transparent;">) no-repeat transparent;">) no-repeat transparent;">) no-repeat transparent;">
  • 0 commentaire(s)
  • Publié le : 20/03/2015 - 00:01
  • http://www.voilesetvoiliers.com/defaultSites/voilesetvoiliers/images/others_icons/article_size_icons.png) 0% 100% no-repeat;">+A
  • http://www.voilesetvoiliers.com/defaultSites/voilesetvoiliers/images/others_icons/article_size_icons.png) 0% 100% no-repeat;">-A
  • http://www.voilesetvoiliers.com/defaultSites/voilesetvoiliers/images/others_icons/article_size_icons.png) 0% 100% no-repeat;">A

Licencié au Yacht Club de Mauguio-Carnon depuis quinze ans, Achille Nebout s’est d’abord orienté vers la voile légère, intégrant l’Équipe de France Olympique en 470. Mais en parallèle de ses études d’ingénieur, le jeune coureur change de cap pour s’initier à la course au large, au monotype et au match-race… Avec succès.

A 24 ans, le licencié du Yacht Club de Mauguio-Carnon abandonne la voile légère pour se consacrer à la régate en habitable et la course au large.Photo @ Dominic Bourgeois

Voilesetvoiliers.com : Tu partages ton temps entre les études et la compétition voile…
Achille Nebout
: Je fais des études d’ingénieur à l’INSA de Lyon, spécialisé en génie civil et urbanisme et je viens régulièrement à Montpellier où je suis né. Ma formation débouche sur beaucoup de métiers puisque cela peut concerner le monde du bâtiment, le calcul de structure, la qualification d’une ville… Je ne sais pas trop encore vers quoi je vais me tourner : il me reste un an pour décider puisque j’ai fait une prépa en deux ans suivie normalement par trois années de spécialisation. Mais comme je suis sportif de haut niveau, je me suis rajouté deux ans de plus ! C’est ainsi ma septième et dernière année parce que j’ai dû jongler avec mes saisons en 470… Il me restera en septembre prochain, un stage de quatre mois en entreprise.

Voilesetvoiliers.com : En parallèle, tu pratiques intensément la voile à haut niveau !
A.N.
 : La mer n’est pas loin de Montpellier ! J’ai finalement commencé assez tardivement par rapport à d’autres régatiers puisque j’ai fait mon premier stage à dix ans, l’été en Optimist à Carnon. Comme cela m’a bien plu, j’ai commencé à faire de la compétition régionale et nationale avec entraînements toutes les semaines. Après trois années, je suis passé au 420 avec un copain, Marc Mallaret, le fils du maître-voilier de Delta Voiles. Le CER de Mauguio-Carnon (qui est désormais un Pôle Espoir) débutait et j’ai fait trois années avec Marc, puis j’ai changé de barreur pour des questions de gabarit, avec Maxime Garbey puis un an avec Louis Porès. Avec Max, nous avons été Champions de France à Brest en 2008 et nous avons participé au Championnat du Monde à Athènes (25ème sur 120, 2ème Français) tandis qu’avec Louis, nous étions au top niveau français et nous avons été qualifiés pour le Mondial (mais nous n’avons pas bien marché)…

Achille Nebout-Hyères 2013Semaine d’Hyères 2013 en 470 : les résultats étaient encourageants avec à la barre Gabriel Skoczek mais le duo s’est séparé en 2013.Photo @ Jean-Marie Liot FFV

Voilesetvoiliers.com : Et tu passes au 470.
A.N. : En septembre 2009, avec Gabriel Skoczek comme barreur : il avait terminé vice-champion du monde jeune avec un autre équipier… Nous avons pu intégrer le Pôle France de Marseille en 2010 parce qu’il n’y avait pas de structure d’entraînement en Languedoc pour les supports olympiques. Nous avons navigué quatre saisons ensemble et nous marchions plutôt bien chez les jeunes (moins de 21 ans) puisqu’en 2011, nous finissons vice-champions d’Europe et quatrièmes au Mondial. En passant Senior, la transition n’a pas été facile mais lors de notre dernière année ensemble, nous tournions autour de la quinzième place mondiale…

Voilesetvoiliers.com : Tu es alors contacté par Nicolas Charbonnier…
A.N. : En 2013, Nicolas qui avait décroché une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin (avec Olivier Bausset), cherchait un équipier pour repartir sur une préparation olympique en vue des JO de Rio de Janeiro 2016. Il avait navigué avec son entraîneur Baptiste Meyer-Dieu, puis avec Jérémie Mion. Comme mon barreur Gabriel Skoczek voulait changer de support (il régate en 49er désormais), j’ai tenté ma chance après des essais en décembre 2013. Pour une première année, nos résultats étaient corrects : nous étions très à l’aise dans le petit temps et parmi les meilleurs mondiaux, mais beaucoup plus en difficulté dans la brise. Or en 2014, il y a eu pas mal de vent sur les régates du calendrier ! C’était assez frustrant, même si nous avons été qualifié pour le Test Event de Rio l’été dernier… puis nous avons participé au Championnat du Monde en septembre 2014 à Santander : cela ne s’est pas bien passé ! Ce n’était pas notre semaine, parce que nous n’avions pas pu faire autant d’heures de navigation que nous aurions souhaitées, que nous manquions encore de coordination, que ce n’étaient pas nos conditions favorites…

Achille NeboutAchille Nebout a commencé une préparation olympique en 2014 avec Nicolas Charbonnier, mais chacun a suivi son chemin après les Mondiaux de Santander en 470.Photo @ FFV-Lionel Cottin

Voilesetvoiliers.com : Et vous décidez de tracer votre propre chemin, chacun de votre côté !
A.N. : Le temps restant pour la préparation des Jeux Olympiques de Rio commençait à être court. Comme au Brésil il y a un peu de toutes les conditions météorologiques, il fallait être polyvalents et nous n’en étions pas encore là… Nous avons décidé d’arrêter notre projet olympique en septembre 2014. Je me suis alors réorienté vers la voile habitable tandis que Nicolas est reparti sur un autre projet avec l’Équipe de France Voile, puis s’est intégré au sein du team Alinghi.

Voilesetvoiliers.com : Tu as toujours voulu être équipier, pas barreur ?
A.N. : Je n’ai pas le gabarit ! Barreur de 470, il faut être plutôt léger et je fais plus de 70 kilos… Alors j’ai fait le convoyage du Class40’ de Kito de Pavant avec lui entre la Grande Motte et Saint-Malo avant la Route du Rhum : je n’avais jamais fait une telle distance non stop, ni même passé une nuit en mer ! Puis j’ai monté un projet de match-racing sur le Championnat de France Espoir 2014 avec Kevin Péponnet (qui était mon concurrent en 470 mais aussi mon partenaire d’entraînement) : j’ai pris le poste de n°1, sur la plage avant… On s’est éclaté et on a gagné, un peu à la surprise générale ! Parce qu’on ne connaissait pas trop ni le J-80, ni le plan d’eau de Brest, ni le match-race, avec le Finniste Fabian Pic et Romain Bellet, spécialiste du catamaran… Cela m’a convaincu que j’aimais bien l’habitable !

Achille Nebout-Gabriel SkoczekAvec Gabriel Skoczek, Achille Nebout était intégré à l’Équipe de France Voile Olympique.Photo @ FFV-Lionel CottinVoilesetvoiliers.com : Et tu viens au Centre d’Entraînement Méditerranée (CEM) de la Grande Motte pour te perfectionner à la course au large ?
A.N. : Ce sont des stages dédiés aux jeunes pour découvrir le large : c’est parfait parce que c’est ma région ! Mais je vais dans le même temps continuer le match-racing avec Kevin Péponnet pour essayer de participer au Championnat de France Senior à Antibes du 19 au 22 mars (non sélectionné). Autrement, je dois faire le Tour de France à la Voile en Diam 24 avec Kito de Pavant : on a commencé à s’entraîner mi février car on récupère le trimaran de Bruno Jourdren. Kito a monté le projet « Made in Midi » avec des jeunes du Sud et Gwen Gbick.

Voilesetvoiliers.com : Sur quel poste ?
A.N. : Nous sommes trois à bord, un barreur, un tacticien et un régleur de voile : je peux m’adapter aux deux derniers postes. J’aime bien barrer, mais je suis plus compétent en stratégie, tactique et réglages des voiles.

Voilesetvoiliers.com : Ce week-end d’entraînement mi-février au CEM : comment en as-tu eu connaissance ? 
A.N. : J’ai été contacté par les entraîneurs de la région pour faire un dossier de candidature afin de participer à ces stages sur Figaro Bénéteau. J’ai été sélectionné pour les trois premières sessions et à l’issue de ces évaluations, il y aura un dernier stage en octobre. Le premier objectif, c’est de faire une détection et de créer une dynamique sur le bassin méditerranéen. Un peu l’équivalent du stage d’évaluation organisé il y a quelques semaines à Port-la-Forêt… Pour créer une dynamique dans le Sud : le CEM a déjà accueilli des jeunes qui n’avaient pas les moyens, comme Paul Meilhat ou François Gabart qui se sont faits prêter des bateaux.

Achille NeboutLa voile olympique est la meilleure école pour progresser à haut niveau : en monotype comme en course au large, les jeunes coureurs issus de l’olympisme font bouger les lignes de la course au large.Photo @ FFV-Lionel Cottin

Voilesetvoiliers.com : Cela permet aussi de rencontrer d’autres coureurs d’autres horizons ?
A.N. : Il y a du potentiel dans le Sud, mais c’est assez disparate et le CEM permet de créer des passerelles entre les différentes disciplines et les différentes régions. Ces stages permettent aussi de rencontrer des coureurs reconnus qui cherchent parfois des jeunes pour des courses spécifiques. Il y a ici Xavier Macaire qui avait été sélectionné et il est envisagé de renouveler ce type de partenariat avec un jeune. Nous allons avoir une session de trois jours avec d’abord la découverte du Figaro Bénéteau, puis une navigation le week-end avec une nuit en mer : il y a un skipper reconnu et deux jeunes par bateau. 43 dossiers avaient été retenus, vingt ont été sélectionnés.

Achille NeboutMême en montant un équipage de dernière minute, le quatuor Péponnet-Nebout-Pic-Bellet remporte le Championnat de France de match-race à Brest en 2014.Photo @ Collection personnelleVoilesetvoiliers.com : Tu vas donc participer à tous les stages ?
A.N. : Je fais les deux premiers, mais celui de juillet, je ne pourrais être là car je serais sur le Tour de France à la Voile. Mon objectif est de faire du Figaro depuis que je suis tout petit ! En fait, Kito (de Pavant) est le meilleur ami de mon père (architecte du musée Fabre de Montpellier) : j’ai commencé la voile dans les années 2000 quand il venait sur La Solitaire… J’ai vécu sa victoire en 2002 et ça m’a fait rêver. Comme je suis passé à la voile légère, j’ai un peu laissé tomber (c’est quand même une dure mais super école, l’olympisme) mais maintenant, c’est le bon moment pour s’investir dans l’habitable.

Voilesetvoiliers.com : Avec l’objectif de devenir professionnel ?
A.N. : Je dois d’abord passer mon diplôme à la fin de l’année ! Ingénieur, cela ouvre pas mal d’horizons, même au sein d’un team de course… Après, cela va dépendre des opportunités, mais quoiqu’il arrive, je ferais encore de la compétition. Je vais voir si je suis prêt pour faire la Sélection Crédit Mutuel-Bretagne : ce serait ma dernière opportunité de me présenter (- de 25 ans). J’aimerai bien faire quelques années en Figaro ! Mais je m’essaye sur différents supports cette saison parce qu’en voile olympique, on ne change pas beaucoup de bateaux… Cela m’a manqué.

Voilesetvoiliers.com : Pourtant tout jeune, tu naviguais en croisière…
A.N. : Avec mes parents, oui. Et avec Kito qui convoyait des catamarans. C’est pour cela, je pense aussi, que je suis attiré par le large.

Voilesetvoiliers.com : Une saison 2014 bien remplie !
A.N. : Entre les deux stages au CEM, j’ai fait du Diam 24 avec Kito de Pavant. Puis un peu de match-race et de Figaro avant le Tour de France à la Voile...


 

 

Imprimer E-mail

Achille Nebout Javal Champion de France MR jeunes

 

Déjà un nouveau mail: en effet, la saison sportive 2014 s'est terminée sur une bonne note il y a quelques jours à Brest, autant inattendue qu'appréciable.

En septembre le transfert de Kevin Péponnet de l’INSA de Rennes vers l’INSA de Lyon est une très bonne nouvelle, car non seulement c’est un ami de très longue date (nos années optimist, 420 et 470...), mais surtout un barreur très talentueux autant en dériveur qu'en habitable, et j'imaginais déjà des projets avec lui pour "ma reconversion".

Et pourquoi ne pas commencer tout de suite et participer au Championnat de France Espoir (- de 26 ans) de Match Racing à Brest dans 1 mois? Sauf que nous avions très peu d'expérience en Match Racing, pas d'équipage (il faut être 4) et surtout nous n’étions pas qualifiés, et pas disponibles pour les sélectives. Reste alors l'invitation que donne la Fédération à un équipage, mais d'après les rumeurs, déjà attribuée. On candidate quand même.

Une semaine avant le début de l'épreuve, un mail nous annonce l’attribution de la précieuse Wild-Card…génial mais il nous faut trouver deux équipiers et pas n'importe lesquels. En Match Racing, il faut être lourd, voir très lourd, c'est à dire 87,5 kg de moyenne par équipage. Autant vous dire qu'on était loin du compte... Kevin pense alors à Fabian Pic, un finniste (autre série olympique en solitaire) de 100 kg et Romain Bellet, spécialiste du catamaran avec qui il avait déjà un peu navigué en habitable. Bon, on est encore 30 kg trop légers mais il y a de quoi faire.

Pour ne pas être trop ridicules, nous décidons d'aller à Brest dès que possible pour s'entraîner au maximum sur les bateaux qui serviront au championnat afin de prendre nos marques. Départ le mardi matin très tôt de Paris avec Kevin pour naviguer dès l'après midi. Très bon timing pour moi car dans le même temps, je devenais tonton pour la première fois et passais un we génial à Paris avec ma soeur et son bébé Léon.

On retrouve Romain à Brest le mardi midi mais Fabian ne peut arriver que le jour du début du championnat... Mais on a des ressources dans nos connaissances et on motive notre ami Rémi Thuillier, barreur de 470 à Brest, et 3ème de la précédente édition de ce championnat au même poste que Fabian. Parfait, on profite de son savoir et de ses conseils pour progresser rapidement et se repartir le boulot à bord. Il suffira de faire un briefing à Fabian de ce qu'il a à faire et le tour est joué.

Jeudi, premier jour de la compétition, on découvre les 9 autres équipages. Pas mal de bonnes connaissances issus du dériveur mais aussi des gens issus de l'habitable et de la course au large, en tout cas tous bons connaisseurs du match race ayant participé plusieurs fois à ce championnat. Bref, un plateau très relevé avec par exemple Pierre Quiroga (3e du championnat du monde universitaire de Match Race), Pierre Rhimbault (2e du championnat d'Europe jeune de Match Race), Corentin Horeau (2e de la Solitaire du Figaro 2014 et 2ème des deux dernières éditions) et son équipage spécialiste du J80, ou encore Maxime Mesnil (4ème du dernier Championnat du France Senior de Match Race).

Le principe du Championnat est simple : le Match Race est une confrontation en un contre un. Une victoire rapporte un point. Un premier "Round Robin" est donc couru à 10, chaque équipage s'affrontant une fois pour donner un premier classement. Les 6 premiers s'affrontent alors entre eux lors d'un deuxième Round Robin. Les 4 premiers de ce deuxième Round Robin se retrouvent en demi finales pour ensuite arriver à la finale et la petite finale. Notre objectif principal était de nous qualifier dans les 6 premiers du premier Round Robin, la suite n'étant que du bonus.

Dès le premier jour, tout s'organise très bien à bord, chacun se concentre sur ce qu'il a à faire et le fait bien. On gagne quasiment tous nos départs, la vitesse est bonne et on assure le coup aux manœuvres. Bref, on gagne beaucoup de matchs et on termine 2ème du premier Round Robin (7 victoires, 2 défaites), sans s'emballer et en prenant match après match. La journée de samedi est annulée faute de vent, celle de dimanche sera bien remplie. Il faut faire le Round Robin à 6 puis les demi finales et les finales en 2 points gagnants. On a rendez-vous à 8h aux bateaux, il fait encore nuit... 8h30 départ sur l'eau pour une journée qui restera dans les annales de ma carrière sportive. Les matchs se joueront dans le port militaire de Brest, pour le public puisse y assister et le vent vient de terre et est très instable en force et direction, parfait on a l'habitude (c’est sur ce plan d’eau compliqué que nous avons été avec Maxime Garbay en 2008 Champions de France 420),  et ça va nous être très utile.

On termine une nouvelle fois 2ème du Round Robin et donc qualifiés pour les demi finales ! Mais il faut se recaler, on a gagné tous nos départs et en voulant trop "contrôler" l'adversaire, on s'est mis en danger car pas en phase avec le vent. On réalise alors que notre chance contre les spécialistes du Match Race est de ne pas rentrer dans leur jeu mais exploiter le vent comme on sait le faire (en série olympique) pour prendre l'avantage. Et c'est exactement ce qu'on a réussi à faire.

On gagne notre demi finale contre Pierre Quiroga 2-0 en retournant la situation du deuxième match sur le dernier bord en prenant une risée dans le bon sens, alors qu'on était mal embarqué... Au passage de la ligne d'arrivée, c'est exultation à bord car cette qualification en finale est synonyme de médaille, et au moins l'argent !

Reste la finale contre le redoutable équipage de Corentin Horeau. Grands favoris de l'épreuve, ils sont là pour gagner et c'est peut-être ce qui va les faire perdre. Nous abordons la finale concentrés et sur de nos forces après notre beau parcours mais sans pression supplémentaire, on a déjà rempli l'objectif au-delà de nos espérances. On sent nos adversaires plus tendus et on décide de s'en servir en étant agressifs dès le début du match pour les pousser à la faute. Et c'est ce qu'il se passe, on arrive à les bloquer au premier départ et ils font un départ anticipé, le temps qu'ils reviennent sous la ligne de départ, nous sommes déjà loin et nous contrôlons tant bien que mal notre avance jusqu'à la ligne d'arrivée. Le deuxième match est plus serré, nous partons à égalité et prenons l'avantage grâce à un bon suivi du vent. Cependant, l'écart sera infime tout le long et nous passons la ligne d'arrivée avec un petit mètre d'avance.

On est donc Champions de France Espoir de Match Racing 2014 à la surprise générale mais finalement en ayant navigué à un excellent niveau toute la semaine. Et c'est le début de nouvelles aventures car ce titre nous permet d'avoir une invitation au Championnat de France Senior de Match Racing 2015 en mars à Antibes. Un évènement que nous allons préparer cet hiver.

Je vous joins le communiqué de presse de la Fédération Française de Voile :http://www.ffvoile.fr/ffv/web/actualites/actus_detail.asp?ID=3208

Je me suis en tout cas régalé durant cette compétition, l'ambiance  à bord et entre les compétiteurs à terre était excellente : de belles rencontres de sportifs aux trajectoires variées…Plein d’espoir pour la suite !

Merci de votre écoute et soutien.

Imprimer E-mail

Gabirel Skoczek et Sébastien Scotto, 49er

Jour J ! : Début de notre campagne de financement participatif
Projet 49er,  Gabriel Skoczek et Sébastien Scotto

 

C’est parti ! Notre campagne de financement collectif est désormais en ligne !

Je vous laisse découvrir notre page en suivant ce lien:

http://www.fosburit.com/projets/projet/gaby-et-seb-objectif-sailing-european-championship/

Cette campagne de crowdfunding doit nous permettre de réunir 2 800€ nécessaires à l’acquisition d’un nouveau jeu de voile pour notre 49er. Notre objectif de la saison est de bien figurer aux championnats d’Europe l’été prochain à Porto. Nous souhaitons intégrer le top 20 Mondial et vous  faire partager notre projet sportif. Nous vous avons réservé de nombreuses contreparties pour vous remercier comme une carte postale de Porto, ainsi que votre nom sur notre voile !

Pour toucher le plus grand nombre de personnes, nous avons besoin de votre soutien !

Pour nous suivre quotidiennement page facebook, https://www.facebook.com/pages/Gaby-Skoczek-S%C3%A9b-Scotto-49er-Sailing-Team/144290069235

Merci à tous !

 GABRIEL ET SEBASTIEN 

Imprimer E-mail

  • 1
  • 2

Prévisions météo à 3 jours

 

Prévisions météo du jour

 

Infos / Contact

Tél: 04.67.50.59.44 

Adresse:
Avenue Samuel Bassaget - Quai Eric Tabarly
34280 CARNON
Agréement jeunesse et sports S18-91
SIRET 39812364600026

Nous contacter